Sustentation

 

      D'après ce que l'on a vu précédemment, le flux d’air est scindé en deux au niveau du bord d’attaque de l’aile, et il se reconstitue au niveau du bord de fuite ; une partie suit l'intrados et une autre partie suit l'extrados. D'après des expérimentations réalisées en soufflerie, la vitesse de l'air qui passe sur l'extrados est supérieure à celle qui passe sur l'intrados.

      Cette différence de vitesse engendre une différence de pression. En effet, lorsque qu'un avion vole, celui-ci est entièrement entouré d'air. L'air situé au dessus de l'avion est fixe, l'aile n'agit pas sur cet air. On peut donc considérer qu'il y a un plafond d'air. Il y va de même pour le plancher d'air, situé sous l'intrados. L'aile étant légérement bombée, la distance d (entre l'extrados et le plafond) est plus petite que la distance D (entre l'intrados et le palier). Or d'après l'effet Venturi (physicien italien), l'air passant entre le plafond et l'extrados est comprimé à cause de la diminution de la distance d, cela entraine une augmentation de la vitesse au dessus de l'extrados.

L'effet Venturi

 

 

      Cette variation de vitesse mais en lien le principe de Bernoulli, mathématicien et physicien suisse du XVIIIème siècle, qui expose pour la première fois le théorème fondamental de la mécanique des fluide. Son principe, qui porte aujourd'hui son nom, réside sur l'étude de la vitesse de l'air passant sur et sous l'aile. D'après de nombreuses recherches et expériences il en déduit que lorsque la vitesse augmente alors la pression diminue. Il se crée ainsi une surpression à l'intrados et une dépression à l'extrados. L'aile est à la fois aspirée par la dépression et repoussée par la supression ce qui a pour effet de maintenir en l'air ou de faire décoller l'avion.

 

Le principe de Bernoulli

 

   L'avion est tiré vers le haut et lévite dans les airs: c'est le phénomène de sustentation.

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×