Conclusion

       Notre approche de la biomimétique se focalisait sur l'aspect le plus concret de cette science, qui est l'imitation des organismes du vivant. Cette restriction n'enlève rien à la valeur des autres voies pour se faire l'élève de la nature. La biomimétique sévit ainsi dans la copie des grands cycles naturels, ou dans l'imitation des écosystèmes et des interrelations qui les caractérisent. Cela part du principe que la nature ne connait pas les déchets ; et tout ce qui est rejeté par une espèce l'est utilisé par une autre. Cette vision intelligente de la ressource se retrouve dans l'écologie industrielle, où une usine emploie ce qu'une autre rejette.

       Ainsi, la nature est un modèle.

       Avec la nature, l'on peut aussi comparer, évaluer nos inventions pour apprendre quelles erreurs éviter. Le biomimétisme le rappelle : ce qui ne se trouve pas dans la nature a peut-être une raison de ne pas y être (rôle de la sélection naturelle). C'est sur ce principe que se basent les chercheurs en biomimétisme, pour refuser les plantes génétiquement modifiées, mais accepter la sélection et le croisement de différentes variétés à l'intérieur d'une espèce.

       Ainsi, la nature est un garde-fou.

       Et quand la nature fascine l'ingénieur, captive le chercheur, sa protection s'impose comme une évidence. Ce serait un schéma inédit que de nous voir nous fondre dans la "sagesse" de la nature. Il est appelé développement non plus durable mais "soutenable". (trouvez la nuance) "Il ne resterait alors plus qu'un immense arbre généalogique vieux de presque 4 milliards d'années, enraciné sur une toute petite planète..."

       Ainsi, la nature est éducatrice.

 

 

 

 

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